Noces de neige de Gaëlle Josse

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Nice, Mars 1881, Anna Alexandrovna s’apprête à prendre le train qui la mènera jusqu’à Saint-Petersbourg avec sa famille et leurs serviteurs.
Saint-Petersbourg, Mars 2012, Irina fait le voyage inverse et compte se rendre à Nice pour enfin voir Enzo, ce jeune homme qu’elle a rencontré sur Internet et qu’elle n’a jamais vu, même pas en webcam, dans l’espoir de changer de vie.
Ces deux voyages, dont on pense connaître la destination vont mener la vie de ses femmes dans des directions qu’elles n’avaient pas envisagées.

C’est un livre court, rapide à lire, avec un agréable style d’écriture. Les histoires d’Anna et d’Irina se déroulent en parallèle durant tout le livre et c’est seulement au dernier chapitre que l’on obtient l’explication qui permet de mettre en perspective ces deux histoires séparées de plus de 130 ans. Les deux récits sont touchants, même s’il est plus facile de s’identifier au personnage d’Irina, du fait qu’elle soit contemporaine, partant dans un voyage qui devrait aboutir à lui faire rencontrer Enzo, avec qui elle a fait connaissance sur internet.

Comme je suis une lectrice plutôt du genre impatiente, j’ai passé une grande partie du livre à vouloir deviner et philosopher sur le rapprochement qui pourrait bien être fait entre ces deux morceaux de vie de femmes et je dois avouer que je m’étais fait des noeuds au cerveau pour rien. Je trouve d’ailleurs que la fin dessert le livre car elle manque de perspective, de profondeur, à mon goût. J’aurais préféré quelque chose de plus recherché pour mettre en relation ces deux femmes ou bien, au contraire, n’avoir que l’histoire d’Irina, dans une histoire plus développée car il y avait, de mon point de vue, de quoi faire un livre entier sur ce passage de sa vie.

Même si cela n’a pas été un coup de coeur et que la fin ne m’a pas convaincue, j’ai quand même apprécié cette lecture rapide ainsi que de suivre Irina durant son voyage. Il n’y a pas vraiment d’action, le tout se passe en huit-clos, dans l’espace confiné des trains couchettes durant un voyage de plusieurs jours, et pourtant j’avais envie de savoir comment se finirait le trajet pour ces deux jeunes femmes russes.

J’avais choisi ce livre dans le cadre du Cold Winter Challenge pensant, par rapport au titre, que le livre serait une bonne lecture pour l’hiver, sous la couette, avec une boisson chaude à portée de main. Malheureusement, mis à part le titre, le lien avec la saison froide de l’année s’arrête là. En effet, les deux récits prennent place dans le train, ne laissant pas la place pour les descriptions des grandes étendues russes pouvant représenter l’hiver. Par contre, si vous voulez prendre un livre pour vous accompagner durant un trajet en train de quelques heures, ce livre pourrait être un bon compagnon.