Mon avis sur « Terminus radieux » d’Antoine Volodine

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Clairement, il va falloir que je revois ma méthode pour choisir mes lectures. J’essaie de sortir des thrillers et des romans policiers, de prendre des livres récents mais clairement, ça ne m’aide pas à trouver des lectures intéressantes.

Je n’ai absolument pas aimé « Terminus radieux » d’Antoine Volodine. J’ai d’ailleurs arrêté après avoir dépassé les 300 pages de ce pavé qui en contient 624 pour sauter directement au dernier chapitre et m’apercevoir que même comme cela l’histoire n’avait pas avancé et ne représentait aucun intérêt…

C’est bien simple, la quatrième de couverture raconte l’intégralité de l’histoire, c’est pour dire à quel point ce livre regorge d’action et d’intrigue. Le style d’écriture ne remonte pas non plus le niveau avec des listes interminables de plus de cinquante éléments, la plupart d’elles étant des noms de fleurs, et des pages et des pages de mots sans aucun sens ou intérêt. Ce livre m’a tout simplement paru être une divagation écrite, un mauvais rêve sans histoire dont on a qu’une seule hâte, c’est qu’il s’arrête.

Je n’aime pas l’idée d’être aussi sévère envers un livre car je reconnais que la critique est toujours facile mais si vous avez lu ce livre, que vous l’avez compris et apprécié, je serai très heureuse que vous m’expliquiez ce que j’ai loupé.


3 thoughts on “Mon avis sur « Terminus radieux » d’Antoine Volodine

  1. Pas d’action dites-vous …. mais justement ce livre pour moi , c’est le temps
    d’après toute action … quand l’humanité a fini de s’agiter au nom de toutes ses utopies
    quand le temps inexorable a passé , il ne reste que çà!
    triste constat certes
    que les utopies aient été le communisme avec ses excès ou l’opposé incarné par le magicien Soloviei … mêmes manipulations de l’humain … même résultat !
    Ce livre m’a plu pour son point de vue décalé , cette dérision permanente :
    « ni morts , ni vivants … lui ou moi , peux importe …. des heures , des semaines ou des siècles  »
    çà apporte une palette de nuances , donne un plus grand recul et de là j’ai vu Soloviei incarner le divin et le Kolkhoze le matérialisme …
    La mémé Oudgoul n’a jamais réussi à choisir entre les deux , et c’est pour moi le personnage principal , gardienne de la porte des enfers , qui renonce et se jette dans le gouffre
    Noir en effet !
    alors , pas trop d’action c’est vrai , et je me serais lassé également si Volodine n’avait eu ce talent de me tenir en haleine par l’évolution des situations dans un cadre totalement imprévisible …
    au début , on pense qu’il s’agit de survivre physiquement pour ces trois rescapés au bout du rouleau … que néni ; cet état de presque mort ou encore vivants est un monde en soi où Kronauer débarque et nous entraîne … une autre forme de camps que cet enfermement
    dans cet état !
    je vous accorde que certains passages m’ont bien rendu l’impression d’errance et d’ennui à l’image de celui des personnages , mais quel voyage que ce livre!

  2. J’avais peur d’être la seule à ne pas avoir aimé…. Heureusement, non !!
    Un style très particulier clairement, une histoire qui n’avance pas, des personnages bizarres… Décidément, je crois que je vais m’arrêter là avec cet auteur :(

    • Tu me rassures aussi, je ne suis donc pas passé à côté de quelque chose d’évident 😉 J’aurai aimé que ceux qui ont remis le prix Médicis 2014 à ce livre expliquent ce qu’ils y avaient trouvé.

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