Pari tenu de Yaël-July Nahon

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Capture d’écran 2015-04-06 à 13.43.00Yann aime Damien malgré leurs ressemblances mais aussi leurs différences. Mais le jour où Damien se fait brutalement assassiner par deux hommes en pleines rues, Yann, en tentant de comprendre le pourquoi de ce meurtre va découvrir une facette de Damien qu’il ne connaissait pas.

Il y a une quinzaine de jours, l’auteur de cette nouvelle, Yaël-July Nahon m’a gentiment contactée pour me proposer de lire cette nouvelle qui vient de paraître chez YBY Éditions. Et quand on aime la lecture, on ne refuse jamais ce genre de propositions 😉

YBY Éditions est une jeune maison d’éditions composée de bénévoles et qui publie des homo-romances. Alors oui, ce livre entre dans la catégorie du LGBT (Lesbian – Gay – Bi – Trans) et c’était ma toute première lecture de ce genre. Alors, au premier abord, je reconnais que le terme homo-romance, quand on est une fille et que l’on va lire un livre concernant 2 garçons, on se sent un peu exclue quand même mais en fait… non. Pour moi, cette nouvelle se classerait plutôt dans la catégorie des policiers et la romance sur laquelle se base effectivement l’histoire n’exclue pas du tout le lecteur, même quand on n’est pas un garçon.

L’écriture est fluide, les personnages sont bien décrits et surtout, on aurait envie d’en lire plus car la trame de l’histoire est vraiment bien trouvée. Comme je le suggérais plus haut, la romance sert l’intrigue et le fait à bon escient. Elle sert vraiment à propos le côté policier de cette nouvelle.

Je suis donc vraiment contente de cette première lecture LGBT car j’ai personnellement trouvé que cette lecture ne rentrait pas vraiment dans cette catégorie. Je ne sais pas trop comment le formuler mais il me paraîtrait plus logique de la classer dans les policiers, et le fait que l’intrigue soit basée sur un couple d’hommes ne devrait pas en faire une nouvelle « spéciale » dans un monde d’égalité. (Sujet philosophique et basé sur l’orthographe : J’ai été tentée de mettre un s à égalité mais je prends le parti pris de ne pas le mettre mais sincèrement, je pense quand même qu’il y a plusieurs égalités dans notre société actuelle, fin de la parenthèse philosophique ;-))

En conclusion, je vous conseille cette petite nouvelle, rapide à lire et surtout pas chère du tout puisqu’elle est à 0,70 euros, uniquement disponible en format numérique (epub, mobi, pdf). En plus, pour compléter le tout, le livre est très joliment illustré dans un style manga par Yume Yayoi. Voici le lien pour vous procurer la nouvelle : http://shop.event-yaoi.fr/?product=pari-tenu-yael-july-nahon-e-book


Bilan du Cold Winter Challenge et quelques infos supplémentaires

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Voici mon bilan pour le challenge Cold Winter, organisé par le blog Et en plus elle lit, que je n’ai malheureusement pas réussi à finir, à cause de 2 mauvaises lectures qui m’ont malheureusement découragée :

– Angor – Franck Thilliez : LU
– Chronique d’hiver – Paul Auster : LU
– Tempête blanche – Douglas Preston : non lu
– Esprit d’hiver – Laura Kasischke : non lu
– Flocons d’amour – Collectif : abandonné à la moitié
– Noces de neige – Gaëlle Josse : LU
– Le détroit du loup – Olivier Truc : abandonné au quart
– Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos : LU

Ce qui fait donc un bilan de 4 livres lus, 2 livres abandonnés et 2 livres non lus. Je ferais un bilan en vidéo mais il n’arrivera que dans une dizaine de jours car je vais passer la semaine à l’hôpital.

Dès mon retour, je tournerai aussi une vidéo pour vous présenter les livres que j’ai empruntés à la bibliothèque municipale.

Je n’aurai pas le temps malheureusement de vous présenter les livres de ma PAL pour le week end à 1000 car je ne serai de retour chez moi que le vendredi après midi et le challenge commencera ce même jour à 18h.

À très bientôt :-)


Noces de neige de Gaëlle Josse

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Nice, Mars 1881, Anna Alexandrovna s’apprête à prendre le train qui la mènera jusqu’à Saint-Petersbourg avec sa famille et leurs serviteurs.
Saint-Petersbourg, Mars 2012, Irina fait le voyage inverse et compte se rendre à Nice pour enfin voir Enzo, ce jeune homme qu’elle a rencontré sur Internet et qu’elle n’a jamais vu, même pas en webcam, dans l’espoir de changer de vie.
Ces deux voyages, dont on pense connaître la destination vont mener la vie de ses femmes dans des directions qu’elles n’avaient pas envisagées.

C’est un livre court, rapide à lire, avec un agréable style d’écriture. Les histoires d’Anna et d’Irina se déroulent en parallèle durant tout le livre et c’est seulement au dernier chapitre que l’on obtient l’explication qui permet de mettre en perspective ces deux histoires séparées de plus de 130 ans. Les deux récits sont touchants, même s’il est plus facile de s’identifier au personnage d’Irina, du fait qu’elle soit contemporaine, partant dans un voyage qui devrait aboutir à lui faire rencontrer Enzo, avec qui elle a fait connaissance sur internet.

Comme je suis une lectrice plutôt du genre impatiente, j’ai passé une grande partie du livre à vouloir deviner et philosopher sur le rapprochement qui pourrait bien être fait entre ces deux morceaux de vie de femmes et je dois avouer que je m’étais fait des noeuds au cerveau pour rien. Je trouve d’ailleurs que la fin dessert le livre car elle manque de perspective, de profondeur, à mon goût. J’aurais préféré quelque chose de plus recherché pour mettre en relation ces deux femmes ou bien, au contraire, n’avoir que l’histoire d’Irina, dans une histoire plus développée car il y avait, de mon point de vue, de quoi faire un livre entier sur ce passage de sa vie.

Même si cela n’a pas été un coup de coeur et que la fin ne m’a pas convaincue, j’ai quand même apprécié cette lecture rapide ainsi que de suivre Irina durant son voyage. Il n’y a pas vraiment d’action, le tout se passe en huit-clos, dans l’espace confiné des trains couchettes durant un voyage de plusieurs jours, et pourtant j’avais envie de savoir comment se finirait le trajet pour ces deux jeunes femmes russes.

J’avais choisi ce livre dans le cadre du Cold Winter Challenge pensant, par rapport au titre, que le livre serait une bonne lecture pour l’hiver, sous la couette, avec une boisson chaude à portée de main. Malheureusement, mis à part le titre, le lien avec la saison froide de l’année s’arrête là. En effet, les deux récits prennent place dans le train, ne laissant pas la place pour les descriptions des grandes étendues russes pouvant représenter l’hiver. Par contre, si vous voulez prendre un livre pour vous accompagner durant un trajet en train de quelques heures, ce livre pourrait être un bon compagnon.


Chronique d’Hiver de Paul Auster

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Chronique d’Hiver est l’autobiographie de Paul Auster. Cet écrivain américain a été poète, romancier et a même réalisé quelques films. Arrivé à ce qu’il considère comme l’hiver de sa vie, il délivre au fil des pages les différentes expériences qui l’ont marqué et construit en tant qu’homme, de son enfance jusqu’au moment de l’écriture du livre, en 2011. Ce livre dresse le portrait d’un homme sensible souffrant de troubles psychosomatiques et qui a toujours aimé les femmes dès son plus jeune âge.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Cold Winter Challenge. Je n’avais jamais lu de livre de Paul Auster avant de lire celui-ci et je dois reconnaître que le vocabulaire soutenu utilisé ainsi que le style sont très poétiques. Concernant le style, Paul Auster a pris le parti de rédiger cette autobiographie à la deuxième personne. Cet effet me semble permettre de plonger le lecteur au centre de la vie de l’auteur en le mettant à la place de l’acteur de cette vie passée plutôt qu’une simple place de spectateur ou voyeur. Les souvenirs sont évoqués sans respecter un ordre chronologique, donnant l’impression d’une évocation au fil des souvenirs qui remontent à la surface de sa mémoire par association d’idées. Ce style particulier n’est pas courant mais j’ai trouvé que cela permettait de créer ce côté poétique et donner l’impression que l’autobiographie a été rédigée d’une traite, l’auteur ne semblant pas lâcher sa plume.

Pourtant, à un moment, le récit s’essouffle, en particulier au moment où Paul Auster commence à lister les 21 endroits où il a résidé et les passe en revue en détail. Le récit prend une certaine lourdeur, certainement générée par la mise en ordre brutale alors que jusque là, les souvenirs étaient évoqués plus naturellement.

De même, à partir du moment où l’auteur passe au récit de ses troubles psychosomatiques, de leur survenue et de ce qu’il pense en être à l’origine dans son expérience, ce n’est pas vraiment une lourdeur que j’ai ressenti mais plutôt la création d’une certaine distance. Peut être que cette distanciation vient du fait que Paul Auster essaie de rationaliser ces évènements, de les dédramatiser mais il m’a semblé que l’écrivain se retenait d’écrire vraiment ce qu’il pensait, ce qui lui passait vraiment par la tête concernant ce sujet, faisant perdre au récit la spontanéité qu’il avait dans la première partie.

Pour conclure, le style est poétique, la traduction ne semble pas altérer l’écrit, j’ai aimé découvrir la vie de cet écrivain poète que je ne connaissais pas mais je ne pense pas faire partie du public à même d’apprécier pleinement ce récit. En effet, il me semble que si j’avais eu lu des oeuvres de Paul Auster avant de lire son autobiographie, j’aurai certainement apprécié de pouvoir mettre en perspective ses précédents écrits avec les différents évènements marquants de sa vie. En même temps, cette biographie me donne envie de lire d’autres oeuvres de Paul Auster ; j’aimerais bien lire l’un de ses premiers romans pour voir l’évolution de son style et car c’est la période que j’ai la plus appréciée dans le vécu qu’il confie au lecteur.


Le premier mois de mon abonnement à Kindle Unlimited

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Il y a un tout petit peu plus d’un mois, Amazon lançait son offre Kindle Unlimited en France et je ne pouvais pas rester sans tester ce nouveau service proposant un forfait mensuel permettant d’emprunter des livres électroniques.

Mon premier mois d’abonnement à 0,99 euros s’est arrêté il y a quelques jours, tout comme l’offre promotionnelle correspondante, même si je pense qu’Amazon continuera de proposer un réduction pour les nouveaux abonnés afin qu’ils puissent tester et se faire une idée. Une seule offre est proposée à 9,90 euros par mois et donne accès à plus de 700.000 titres dont 20.000 en français, c’est donc des heures de lecture en perspectives, de quoi lire jusqu’à la fin des temps.

L’avantage du catalogue Kindle Unlimited, c’est que l’on peut le consulter même sans être abonné. De même, sur les fiches produits des livres, il est indiqué si le livre pourrait être lu dans le cadre de l’abonnement. Et comme certains livres sont au même prix voire plus cher que l’abonnement, ça peut valoir le coup de s’abonner et d’avoir un mois d’abonnement en plus du livre que l’on voulait lire.

Par contre, vous ne serez pas « propriétaire » des livres, c’est bien de prêt dont il est question. Si vous décidez de mettre fin à votre abonnement, à la fin du mois en cours, vous ne pourrez plus accéder au livre. De même, une limite de 10 livres simultanés est fixée, donc impossible de se constituer une PAL (Pile à Lire) plus grande. Il reste toujours la possibilité d’ajouter les livres intéressants qu’on voudra lire plus tard dans une liste d’envie.

Bref, je suis vraiment contente qu’Amazon est enfin lancé cette offre en France mais pour le moment, j’ai mis fin à mon abonnement. Pourquoi ? Parce que je n’ai malheureusement pas encore assez de temps et d’énergie pour lire ne serait-ce que les livres que j’ai en dehors de cette offre. Durant ce premier mois d’abonnement, j’ai seulement eu l’occasion de lire « Au coeur du silence » de Graham Joyce et le mois qui vient ne me laisse pas à penser que je vais pouvoir lire plus dans le cadre de ce service. Mais c’est aussi un des avantages de cette offre, pouvoir s’abonner et se désabonner en fonction des moments et du temps que l’on va pouvoir consacrer à la lecture.

Je voudrais juste souligner un point que j’ai trouvé désagréable au niveau des oeuvres proposés. Certaines maisons d’éditions ou auteurs acceptent d’ajouter au catalogue seulement un tome de leur saga et ce n’est malheureusement pas toujours le premier. Je comprendrais si, dans le cadre des saga, ils proposaient uniquement le premier tome en considérant que si le lecteur a accroché, il pourra investir dans les tomes suivants mais j’ai un peu du mal à comprendre quel est l’intérêt de proposer un tome 5 sans proposer les 4 premiers. J’espère donc que lorsque je reprendrais mon abonnement, ce point là aura été amélioré.


Mon avis sur « Les fiancés de l’hiver Tome 1 – La passe-miroir » de Christelle Dabos

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Pour commencer avec ce livre, il faut préciser que ce roman a été lauréat du concours du premier roman jeunesse de Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama

Ce livre nous raconte l’histoire d’Ophélie, qui vit sur Anima où elle est ce qu’on pourrait qualifier de conservatrice d’un musée. Jeune fille effacée et très maladroite, elle dispose de deux dons : celui de lire le passé des objets et la capacité de se déplacer en traversant les miroirs. Malheureusement, cette petite vie calme va être troublée car les doyennes de son monde ont décidé de la marier de force à un homme d’un autre monde qu’elle ne connaît pas. N’ayant d’autre choix que d’accepter sinon elle sera reniée par les siens, elle va se retrouver à devoir accompagner Thorn, un homme glacial, dans un monde qui le sera tout autant et qu’elle va devoir découvrir.

Ce livre fantastique est destiné aux lecteurs à partir de 13 ans mais cela ne se ressent pas du tout à la lecture. Le style d’écriture est agréable à lire, sans niaiserie, et le vocabulaire utilisé est évolué, nécessitant peut être parfois l’utilisation d’un dictionnaire pour les plus jeunes lecteurs.

Vous l’aurez compris, ce roman se déroule dans un Monde fantastique. J’ai trouvé qu’il y a même une très légère inspiration steampunk à mon goût. Le tout est très bien décrit, très beau et immersif. L’univers est vraiment merveilleux et poétique.

Ce roman comporte beaucoup de personnages mais je n’ai eu aucun problème pour les identifier et les mémoriser. Ils sont bien construits et chacun a sa propre personnalité. Je n’ai pas eu de mal non plus pour me les représenter grâce aux nombreuses descriptions. Aucun des personnages, à part Ophélie, ne dévoile réellement ses intentions véritables dans ce tome 1. Impossible de savoir à qui se fier car aucun des objectifs réels des personnages ne sont dévoilés et j’ai trouvé cela très frustrant. De même, j’ai trouvé que les émotions des personnages n’étaient pas claires, certainement pour placer l’intrigue et les complots. La seule personne dont le lecteur connaît les sentiments est Ophélie, le personnage principal dans ce tome 1. Sauf qu’Ophélie a une personnalité qui est, selon moi, très effacée, très molle. Elle n’a aucune confiance en elle, elle n’est pas bavarde, pas très expressive et donc pas très communicative. Jusqu’au dernières pages, elle a un rôle d’observatrice, de narratrice qui m’a semblé peu impliquée dans l’histoire malgré les mésaventures qu’elle subit. La dualité de ses sentiments pour le mari qu’on lui impose ou bien même l’isolement et la solitude qu’elle pourrait ressentir puisqu’elle est arrachée à sa terre natale et fiancée de force m’ont semblé être trop peu exploités.

De même, j’ai trouvé que les dons d’Ophélie qui lui permettent de “lire” ou plutôt visualiser le passé d’un objet en le touchant ainsi que de traverser les miroirs sont sous-exploités. J’aurai préféré un personnage principal faisant preuve de plus de curiosité et plus motivée à partir à la découverte de ce monde qu’elle ne connaît pas, surtout que celui-ci est, je le répète, vraiment bien décrit et relativement immersif. Pour moi, il lui manque vraiment un côté pro-actif dans ce tome 1 et je trouve regrettable qu’elle n’entrevoit cette possibilité d’action qu’à la fin du roman.

Ce premier tome m’a donc paru n’être qu’un tome introductif et avec ses 528 pages, j’ai trouvé que cela traînait en longueur même si je comprends qu’il soit nécessaire de décrire en détail les éléments nécessaires à définir le complot qui se trame. Cependant, l’inégalité du rythme entre le début et la fin, bourré de questions sans réponse et où se trouve un sempiternel cliffhanger, figure de style trop souvent utilisée par les auteurs pour assurer le retour du lecteur sur le prochain tome, m’ont déplu.

La lecture du deuxième tome ne m’emballe donc pas plus que ça. Je suis peut être une lectrice trop impatiente pour ce genre de série mais j’ai lu sur le site officiel de l’auteur que le tome 2 serait encore plus gros que le premier et les quelques lignes de synopsis ne m’ont pas convaincue. Je ne dis pas que ce n’est pas un bon livre mais peut être que j’en attendais trop après n’avoir lu et vu que des critiques positives sur ce roman fantastique.


Mon avis sur Angor de Franck Thilliez

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Camille est une jeune gendarme dans le Nord de la France qui, depuis qu’elle a été greffée du coeur il y a un an, fait des rêves étranges. Elle y voit une jeune femme l’appeler au secours. Pour comprendre d’où viennent ces rêves et qui est cette femme, elle va mener sa propre enquête pour découvrir l’identité de son donneur, coûte que coûte. Pendant ce temps-là, dans l’Oise, Franck Sharko va devoir enquêter sur une femme qui a été retrouvée alors qu’elle était séquestrée dans une grotte sous terre. De son côté, Lucie Hennebelle est tenue à l’écart de l’action car elle est en congé maternité suite à la naissance de ses jumeaux.
Quel lien peut unir ces deux enquêtes qui ne semblent pas en avoir ? C’est ce que ce livre nous propose de découvrir.

C’était la première fois, avec ce livre, que je lisais un roman de Franck Thilliez et je ne vous cache pas que c’est une belle découverte. Moi qui aime ce qui fait peur, j’ai été gâtée avec ce thriller que l’on peut, sans aucun doute, qualifier de très noir voire de gore. J’ai un peu hésité avant d’attribuer ce dernier qualificatif, souvent péjoratif, car l’histoire ne patauge pas non plus dans le sang mais je me suis remémoré un passage qui se passe dans un abattoir et où l’hémoglobine repeint les murs. Il faut donc avoir le coeur bien accroché et ne pas être trop sensible sinon, vous risquez de finir comme moi, à ne pas pouvoir rester dans le noir sans allumer la lumière après avoir terminé cette lecture. Ce qui rend cette histoire encore plus prenante et angoissante, c’est que la trame de l’intrigue est totalement réaliste et reprend même des faits réels et historiques tout en restant originale.

Le livre fait plus de 600 pages mais se lit très rapidement avec un style d’écriture agréable et facile à lire. Ce roman est le quatrième opus basé sur les aventures du couple Hennebelle/Sharko. Je n’ai pas eu de difficultés particulières pour comprendre sans avoir lu les précédents romans même si certains passages y font référence. Les personnages et leurs caractères respectifs restent bien définis. Ils ont chacun des personnalités marquées sans être caricaturales ou désagréables (Petite référence à Alice, elle aussi flic au 36, dans Central Park de Guillaume Musso que j’avais trouvé insupportable ; je suis pas du genre rancunière d’habitude).

J’ai donc beaucoup aimé ce thriller et je pense même reprendre la “saga”, composée de 8 livres, dès le début pour la lire dans l’ordre et me faire une idée encore plus précise des différents personnages récurrents. Les éléments de l’intrigue sont distillés au fur et à mesure, donnant un rythme qui ne laisse pas le temps de s’ennuyer. Une fois commencé, il m’a été difficile de lâcher le livre tant je voulais en connaître le dénouement. Je suis proche du coup de coeur mais il y a juste un petit bémol à mon goût, c’est qu’à certains moments, j’ai trouvé que les personnages du livre mettaient un peu trop de temps à assembler les pièces du puzzle dont ils disposaient. Je le répète, ce n’est qu’un petit bémol et en rien un point négatif ou rédhibitoire, c’est certainement mon côté impatiente qui s’exprime.

Mon petit conseil pour une bonne lecture : restez près de l’interrupteur de vos lumières, vous risquez d’en avoir besoin 😉

J’ai lu ce livre dans le cadre du cold winter challenge 2014/2015, pour en savoir plus, cliquez ici.


Mon avis sur « Central Park » de Guillaume Musso

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Couverture du livre Central Park de MussoAlice, flic parisienne au 36 quai des Orfèvres, se réveille un matin en plein Central Park, menottée à un homme qu’elle ne connait pas, les vêtements tachés de sang et avec une arme qui n’est pas la sienne, dans laquelle manque une balle. Son dernier souvenir, une fête sur Paris entre copine dont elle est sortie un peu éméchée puis le trou noir. A-t-elle été droguée ? Comment est-elle arrivée là ? Qui est cet homme auquel elle est menottée ? Que s’est-il passée pour qu’elle ait du sang sur ses vêtements ? Est-ce elle qui a tiré sur quelqu’un ? Beaucoup de questions auxquelles Alice va devoir trouver des réponses grâce à son instinct de flic mais dans une ville où elle ne connaît personne, enchaînée à un inconnue et avec la peur de découvrir des réponses douloureuses.

Pour faire simple, je vais commencer par vous avouer que je n’ai pas accroché à ce livre malgré le fait que je pense qu’il n’est pas mauvais, bien au contraire. Oui, j’aime bien être paradoxale et pour un avis, dit comme ça, ce n’est pas très constructif. Je vais donc détailler un peu plus les raisons qui, je pense, en sont à l’origine.

Tout d’abord, il y a le caractère du personnage principal, Alice. Clairement, c’est quelqu’un que je n’aimerais pas rencontrer dans la vraie vie et si jamais cela devait arriver, il y aurait certainement des étincelles entre elle et moi. J’ai eu l’impression qu’elle passait son temps à donner des ordres et hurler sur ce pauvre inconnu qui est enchaîné à elle et en même temps, elle arrive à croire ce qu’il lui dit et ne se méfie pas réellement de lui, ni des autres d’ailleurs. J’imagine bien que l’auteur n’allait pas prendre le parti de les assoir autour d’une table pour discuter calmement de la situation sinon ça aurait raccourci de beaucoup le livre… À partir du moment où vous avez le personnage principal vous est antipathique, difficile de réellement apprécier le livre.

Si on exclut mon point de vue sur Alice, l’histoire est bonne et vraiment très originale, avec un rythme qui tient en haleine et le style d’écriture est facile à lire. J’avais, en partie, compris quelques bouts de l’intrigue mais j’étais loin d’imaginer le fin mot de l’histoire, un vrai bon thriller donc. Il y a assez peu de personnages qui interviennent mais ils sont bien construits, tellement bien pour Alice d’ailleurs qu’elle m’est devenue réellement antipathique (Oups, j’avais dit que je l’excluais mais je suis têtue).

J’ai quelques doutes concernant la fin, rien de bien méchant mais je ne peux pas vous en parler sans spoiler l’histoire donc… Je dirais simplement que certains éléments sont peut-être « too much » à mon goût pour un thriller mais en même temps, je me dis que cette impression vient peut être du fait que j’ai une dent contre Alice.

Conclure cet avis est difficile. Je vais vous donner une réponse de schizophrène en plein dédoublement de personnalité : Le livre est excellent mais je n’ai pas aimé ! La personnalité d’Alice va parfaitement avec l’histoire, je comprends qu’elle soit comme ça, l’intrigue est bonne et originale mais le livre a trop réussi à me faire réellement imaginer le caractère du personnage principal au point de le detester.

Si ce livre vous tente, n’hésitez pas.
Mon petit conseil pour une bonne lecture : ne vous focalisez pas sur le caractère autoritaire d’Alice.


Tag vidéo : La lecture et moi

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Pour mon premier tag, j’ai choisi de réaliser le tag « La lecture et moi » après l’avoir vu sur la chaîne de Miss Mymoo reads sur YouTube. Le tag de base a été créé par Enya’s Corner, une chaîne anglophone et les questions ont été traduites en français par French Orchidea.

Voici la liste des questions :
1. Où trouves-tu tes idées de nouveaux livres à lire ?
2. Comment t’est venue la passion pour les livres ?
3. Est-ce que tes goûts en matière de livres ont évolué avec le temps ?
4. Achètes-tu souvent des livres ?
5. Comment t’est venue l’idée de commencer ta propre chaîne YouTube livresque ?
6. Comment réagis-tu quand tu n’aimes pas la fin d’un livre ?
7. Est-ce qu’il t’arrive de jeter un coup d’œil aux dernières pages de ton livre pour voir si la fin est une fin heureuse ?

Je vous propose de visionner la vidéo pour obtenir les réponses car celles-ci ont été données spontanément et les retranscrire à l’écrit ne me semble pas être l’idéal. Je vais, dans les jours qui viennent, ajouter les sous-titres à la vidéo.

Pour la question 3 concernant l’évolution de mes goûts en matière de lecture, j’évoque un livre que j’aimais adolescente. Le roman est Ellynn de Robert Mallet qui raconte l’histoire d’un homme, artiste peintre (dans mon souvenir), venu chercher la solitude dans une maison irlandaise, qui va s’attacher à une petite fille, Ellynn, qui habite seule avec sa mère juste à côté de chez lui.

Je n’ai pas encore tous les bons réflexes de BookTubeuse/YouTubeuse et j’ai donc complètement oublié de dire si je taguais des personnes. Je répare donc l’oubli dans cette version écrite, même si je ne tague personne nominativement, cela me ferait très plaisir que vous le faisiez vous aussi si vous avez aimé mes réponses et que vous ne l’avez pas encore fait.


Mon avis sur « Antho-noire… pour nuits qui font peur » des éditions La cabane à mots

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Je suis très heureuse d’avoir à nouveau eu l’occasion de réaliser un partenariat avec les éditions La cabane à mots. Cette fois-ci, ce n’est pas un polar (référence à mon précédent partenariat avec cette maison d’édition) mais une anthologie jeunesse destinée à faire peur aux lecteurs à partir de 9 ans.

Couverture du livre "Antho-noire... pour nuits qui font peur" des éditions la cabane à motsCette anthologie contient :

  • Mes parents sont des tueurs de Sylvie Arnoux
  • Le livre sans fin de Callie J. Deroy
  • À tes souhaits de Christophe Dolhent
  • Terrora de Patrick Godard
  • Le puits d’Anne Goudour
  • La crique aux criquets de Yaël-July Nahon
  • L’île des soupirs de Christine Sevet

Tout d’abord, je pense qu’il est important de souligner l’initiative d’utiliser une police de caractère particulière ayant pour but de faciliter la lecture pour les enfants dyslexiques et qui ne gène en rien la lecture pour les autres lecteurs.

Le style d’écriture est léger, avec des phrases courtes et facile à lire. Les mots ou expressions qui pourraient être compliqués sont expliqués soit directement dans le texte, sinon dans des notes de bas de page.

Chaque histoire traite d’un sujet différent et il n’y a donc pas de répétition dans les idées abordées. Toutes ont pour personnages principaux des enfants permettant aux jeunes lecteurs de se plonger plus facilement au récit. Le but de cet anthologie est de faire peur et cela fonctionnera certainement pour les enfants puisque les histoires évoquent des thèmes qui peuvent s’avérer angoissants pour eux. Cependant, ils sont traités de manière à permettre à l’enfant que découvrir que si l’inconnu peut paraître angoissant, il suffit de s’y confronter afin de le comprendre pour pouvoir l’affronter sans peur, si besoin avec de l’aide.

J’ai aussi trouvé que le regroupement en anthologie est un bon moyen d’éviter que l’enfant ne se détourne de la lecture si jamais il n’a pas apprécié une des histoires. En effet, il peut passer directement à une autre et ne pas se bloquer sur le fait que s’il n’a pas aimé l’histoire d’un livre c’est parce qu’il n’aime pas lire. De plus, il me semble qu’il y a une certaine évolution dans le niveau du récit et de l’écriture au fil des histoires proposées, permettant d’accompagner les jeunes lecteurs dans leur évolution.

Le livre est actuellement en pré-commande et cela pourrait être une bonne idée de cadeau de Noël si vous avez des enfants dans votre entourage. Vous pouvez vous le procurer en le commandant sur le site de l’éditeur.

292 pages en format A5
Prix de vente public : 13,50 €
Prix en prévente : 11 €

Vous pouvez aussi retrouver mon avis en vidéo sur ma chaîne YouTube :